Elementor #121

Dis moi comment tu cours, je te dirais qui tu es

Je garde cette photo comme un trésor. Je me souviens, c’était en 2002 et j’étais en classe de CM1. Cette année là, le collège avait invité les élèves de CM1 et CM2 de l’école primaire à participer à leur traditionnel cross annuel. Bien entendu, à cet âge là, la distance a parcourir était très courte. Elle était toutefois suffisamment grande pour avoir envie de tout donner et de finir parmi les premiers. Alors que certains boudaient déjà la course à pied, moi j’aimais déjà ça.

Le sport a toujours tenu une place importante dans ma famille. Le sport pour nous, c’est la liberté de bouger son corps. C’est la capacité de se surpasser et de sortir de sa zone de confort. C’est savoir être compétiteur tout en respectant son adversaire. Le sport fait partie de notre mode de vie mais bien plus encore, il fait aussi partie de nos valeurs. C’est dans cet esprit que j’ai abordé cette première course, avec toute mon innocence de petite fille. 

Ces souvenirs sont précieux car ils me rappellent à quel point le temps passe et que les choses évoluent. A l’époque, dans la tête de cette petite fille, courir c’était chouette mais c’était tout de même difficile. Je n’étais pas nulle mais je n’étais pas la meilleure non plus. Puis au fil des années, j’ai continué la course. Que ce soit dans le cadre scolaire, dans le cadre extra-scolaire avec l’AS du collège ou dans le cadre personnel, plus je grandissais et plus je trouvais que courir plus de 20 minutes c’était difficile. Je ne ferai pas une rétrospective complète de la petite fille et l’ado que j’ai été, de ma personnalité et de ce qui se passais dans ma tête. En tout cas si je devais dire une chose à cette petite fille, c’est que sans le savoir, la course à pied m’aidait à avoir une ligne de conduite que j’ai su retranscrire aujourd’hui dans ma vie de tous les jours. 

Aujourd’hui, j’ai compris qu’il ne fallait jamais chercher à être la meilleure mais qu’il fallait savoir tout donner pour atteindre ses objectifs. J’ai compris qu’il fallait savoir s’imposer une rigueur et une discipline pour progresser et voir une amélioration dans ce qu’on entreprend. J’ai appris à avoir des jours avec et des jours sans, que la vie est faite d’obstacles et qu’au lieu d’abandonner, il fallait savoir les surmonter. 

A cette petite fille, je lui dirai juste une chose : Ne te laisse pas faire et ne baisse jamais les bras 

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